BLUE MATISSE, Blue Matisse (1988)
La réalisation du premier album va trainer. Il va se passer presque deux ans entre le début des enregistrements et sa sortie. Cerise sur le gâteau, comme celui-ci est destiné à avoir une diffusion mondiale nos Clermontois sont obliger de changer le nom de leur groupe suite à l'existence d'un groupe du même nom en Allemagne. TOKIO devient alors BLUE MATISSE.
Pour plus d'informations, je vous laisse lire les explications de Franck Dumas tirées du livre de Patrick Foulhoux Une histoire du rock à Clermont-Ferrand.
" Il nous fallait un vrai "producer". J'avais toute une liste de noms. Dont Julian Mendelsohn avec qui je ferai Wazoo plus tard et qui a fait Depeche Mode, Pet Shop Boys, etc. A cette époque là il était intouchable. Pour enregistrer l'album on avait eu un budget d'un million quatre cent mille francs. En 1986 c'était énorme. EMI avait booké une journée au Air Studio à Abbey Road, le studio de George Martin pour que je rencontre des producteurs, dont Tony Visconti. En France c'est le label qui paye, l'artiste n'a pas son mot à dire. Donc je n'ai pas eu Visconti. Le label a préféré un mec qui avait produit Kate Bush. On est parti trois mois à Londres en 1986 pour enregistrer dans un "residential studio" avec piscine et court de tennis. Tout ça pour un disque qui a bénéficié d'une sortie mondiale en 1988, mais qui est passé inaperçu ".
Je peux préciser que le mec en question est Brian Tench et que l'album a été enregistré et mixé durant l'été 1986 au Confort Place Studio's dans le Surrey au sud de Londres) puis remixé entre décembre 86 et juillet 87 par le talentueux Bruce Stuart (qui était aux manettes pour le sublime album Welcome to the pleasuredome de Frankie Goes To Hollywood).
" Un jour j'ai reçu un coup de fil à 3 heures du matin, c'était le directeur de Warner New York. Il avait écouté la cassette que Warner France lui avait envoyée. Il voulait qu'on travaille ensemble. Je l'ai envoyé chier. C'est une des plus belles conneries de ma vie. Les français avaient signé, je voulais rester avec eux. Il avait raison, les français n'ont pas su gérer le truc, tout le monde a baissé les bras, le PDG de Warner a changé, le nouveau n'en avait rien à foutre de nous. Notre éditeur à Londres m'a conseillé de prendre l'ancien manager de Deep Purple, qui, lui m'a conseillé d'attaquer Warner France. Il a réussi a soutirer six cent cinquante mille francs à Warner qu'on s'est partagés et j'ai vécu là-dessus un petit moment. On a été libéré de Warner en 1989. C'était la fin de Blue Matisse ".
Gead Mulheran (chant), Franck Dumas (guitare), Denis Clavaizolle (claviers), Gilles Haenggi (batterie) + Felix Krish (basse) et Mel Collins (saxophone).





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